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Adapter un poste de travail pour un adulte avec dyslexie ou dysorthographie : conseils ergonomiques et outils

Comment concilier ergonomie physique, outils numériques et organisation du travail pour gagner en confort, en vitesse et en qualité d’écriture/lecture.

La dyslexie et la dysorthographie ne disparaissent pas à l’âge adulte : elles se manifestent au bureau comme en télétravail. Un poste mal adapté peut accentuer la fatigue visuelle, ralentir la production écrite, multiplier les erreurs et nourrir le stress. À l’inverse, un aménagement réfléchi — combinant ergonomie matérielle, aides logicielles et méthodes d’organisation — améliore nettement l’efficacité et le bien-être. Cet article vous guide pas à pas, avec des exemples d’équipements et de logiciels que vous pouvez retrouver sur la boutique Lexidys.

1. Dyslexie et dysorthographie au travail : quels enjeux ?

  • Lecture plus lente et plus coûteuse : confusions de lettres, sauts de mots/lignes, fatigue visuelle.
  • Écriture plus exigeante : orthographe et syntaxe instables, hésitations, corrections fréquentes.
  • Charge cognitive accrue : maintenir l’attention, suivre des consignes, organiser ses tâches demande plus d’énergie.
  • Stress en cas de délais serrés ou d’échanges écrits fréquents (e-mails, comptes rendus, chat pro).
  • Environnement inadapté (écran mal positionné, éclairage agressif, clavier peu lisible) qui amplifie ces effets.

La littérature spécialisée insiste sur l’intérêt d’ajustements raisonnables : ils diminuent les erreurs, accélèrent la production et réduisent la fatigue tout en favorisant l’inclusion.

2. Principes d’ergonomie qui aident vraiment

  • Éclairage et contraste : limiter l’éblouissement direct, préférer une lumière diffuse ; régler la luminosité/contraste de l’écran pour éviter la fatigue visuelle.
  • Hauteur de l’écran : aligné avec le regard, à environ un bras de distance ; le haut de l’écran légèrement en dessous de la ligne des yeux.
  • Clavier et souris : à hauteur de coude, près du corps ; poignets neutres, avant-bras parallèles au sol.
  • Variabilité posturale : alterner assis/debout ou, a minima, changer régulièrement de position et faire des micro-pauses.
  • Ordre visuel : interface épurée (bureau matériel et bureau numérique), gestion simple des fenêtres et documents pour limiter la surcharge.

3. Adaptations matérielles : base saine, gains immédiats

Les adaptations « physiques » posent les fondations d’un poste de travail confortable. Elles profitent à tous mais davantage encore aux personnes avec dyslexie/dysorthographie.

Bureau assis-debout ou convertisseur

Passer ponctuellement en position debout stimule l’attention, diminue les tensions et aide à maintenir un niveau d’énergie stable. Sur Lexidys, proposez :

  • Un convertisseur de bureau à poser sur un plan existant (solution économique et rapide).
  • Un bureau assis-debout électrique pour une amplitude et une stabilité accrues.

Réhausseur d’écran / bras écran

Un écran trop bas force la flexion du cou et augmente la fatigue ; trop haut, il accentue l’éblouissement. Un réhausseur ou un bras articulé permet d’ajuster précisément la hauteur et la distance.

Claviers et accessoires lisibles

  • Claviers à contraste renforcé (touches larges, marquage clair) pour limiter les erreurs de frappe et faciliter la localisation des touches.
  • Guide-documents inclinable : aligne le regard entre papier et écran, évite les mouvements répétitifs de tête, aide au suivi visuel.
  • Éclairage de tâche (lampe réglable) : cible la zone de lecture/écriture sans éblouir.

Casque audio et réduction de distractions

En open space ou à domicile, un casque fermé ou à réduction de bruit diminue les distractions auditives qui pèsent sur la charge cognitive lors de la lecture/écriture.

4. Adaptations logicielles : lire mieux, écrire plus vite

Les outils numériques constituent un levier essentiel. Ils ne « remplacent » pas les compétences : ils compensent les difficultés mécaniques pour libérer l’attention sur le fond.

Dictée vocale (speech-to-text)

La dictée permet de produire un premier jet rapidement sans être freiné par l’orthographe. Idéal pour courriels, prises de notes, comptes rendus. Testez différents moteurs (OS, suites bureautiques, solutions dédiées) et apprenez quelques commandes vocales (ponctuation, nouvelle ligne, sélection).

Lecture à voix haute (text-to-speech)

Un lecteur vocal aide à relire un document, à détecter des erreurs qui échappent à la relecture silencieuse, et à « décharger » la lecture de longs textes. Choisissez une voix claire, un débit confortable et utilisez la surligne synchronisée quand elle est disponible.

Correction, prédiction et simplification

  • Correcteurs contextuels et prédiction de mots : réduisent les erreurs d’orthographe/grammaire et accélèrent la frappe.
  • Contraste/typos : polices lisibles (sans empattement), interlignage généreux, marges confortables, thèmes sombres/clairs selon préférence.
  • Extensions de navigateur pour simplifier l’affichage (mode lecteur, masquage des éléments non essentiels).

Organisation visuelle

Utilisez un gestionnaire de tâches visuel (tableau Kanban, check-lists) pour découper un document en étapes : plan → brouillon → relecture audio → correction → livraison. L’objectif est de séquencer pour réduire l’anxiété et gagner en prévisibilité.

5. Méthode d’implémentation en 4 étapes

Étape 1 : état des lieux

  • Quels sont les moments où la fatigue ou les erreurs augmentent ?
  • Le mobilier est-il à la bonne hauteur ? L’écran éblouit-il ?
  • Quels documents sont les plus exigeants (longueur, jargon, mise en page dense) ?

Étape 2 : ajustements rapides

  • Réhausser l’écran, régler la luminosité/contraste.
  • Mettre en place un convertisseur assis-debout et un guide-documents.
  • Installer la dictée vocale et un lecteur à voix haute ; créer un profil de correction (dictionnaire perso, abréviations).

Étape 3 : consolidation

  • Après 2–4 semaines, mesurer : temps de rédaction/lecture, erreurs, fatigue ressentie.
  • Ajuster la taille des caractères, la police, l’interlignage, les raccourcis clavier, les commandes vocales.
  • Former l’utilisateur (10–20 min) aux fonctions clés : commandes vocales, relecture audio, modèles de documents.

Étape 4 : pérennisation

  • Documenter les gains (temps, erreurs, confort) et partager avec le manager/RH si besoin.
  • Planifier la maintenance matérielle (écran, lampe, clavier) et la mise à jour logicielle.
  • Prévoir un « kit mobilité » (casque, micro-casque, clavier compact) pour le télétravail.

6. Exemples d’équipements et d’offres (Lexidys)

Créez sur Lexidys une catégorie « Aménager mon poste de travail (adulte DYS) » regroupant :

  • Convertisseurs ou bureaux assis-debout : pour varier la posture et soutenir l’attention.
  • Réhausseurs/bras écran : pour une hauteur et une distance optimales.
  • Claviers haute lisibilité, lampes de tâche réglables, guides-documents.
  • Casques (avec micro) pour dictée vocale et réduction des distractions.
  • Pack logiciels : dictée vocale, lecteur à voix haute, correcteur contextuel, avec mini-tutoriels PDF.
  • Audit express du poste (en visio) + fiche de réglage personnalisée à télécharger.

7. Pourquoi c’est rentable (pour l’utilisateur et l’employeur)

  • Gain de temps en rédaction et relecture (dictée + relecture audio + correcteur).
  • Moins d’erreurs, donc moins de retours et de corrections coûteuses.
  • Moins de fatigue grâce à une posture et un éclairage adaptés.
  • Motivation et confiance renforcées, meilleure qualité perçue.
  • Inclusion et conformité aux politiques d’ajustements raisonnables.

8. Bonnes pratiques au quotidien

  • Commencer la journée par 5 minutes de mise en place (hauteurs, luminosité, liste des étapes).
  • Produire un brouillon oral (dictée), puis relire à voix haute et corriger.
  • Utiliser des modèles (e-mail, compte rendu) pour réduire la charge d’initiation.
  • Adopter une police lisible, augmenter l’interlignage, élargir les marges.
  • Programmer des micro-pauses (1–2 min) toutes les 30–45 min.

Conclusion

Adapter un poste pour un adulte avec dyslexie ou dysorthographie n’est pas un luxe : c’est un investissement à fort retour. La combinaison ergonomie physique (assis-debout, écran à la bonne hauteur, éclairage), aides logicielles (dictée, lecture à voix haute, correction/prediction) et organisation visuelle (check-lists, étapes) transforme l’expérience de travail. Avec une sélection d’équipements et de logiciels, la boutique Lexidys peut proposer des kits prêts à l’emploi et un accompagnement simple pour des résultats rapides et durables.

Sources (sélection, consultées 2023–2025)

  1. Aptolink – Dyslexia in the Workplace: Practical Strategies (conseils d’ajustements en environnement pro).
  2. Posturite – Assistive Technology for Dyslexia (panorama d’outils de dictée/lecture/correction).
  3. PDQ – Assistive technologies for your workplace (enjeux business et inclusion).
  4. Jigsaw Australia – Workplace Assistive Tech Tools (outils et bonnes pratiques au travail).
  5. Dyslexic.com – Ergonomics when Working from Home (éclairage, écran, posture, lisibilité).
  6. AbilityNet – Keyboard and mouse alternatives (adaptations clavier/souris et posture).
  7. Workplace Strategies for Mental Health – Thriving with neurodivergence at work (pauses, variabilité posturale, focus).
  8. Applied Psychology (2024) – Physical workplace adjustments to support neurodivergent employees (revue des ajustements physiques).

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