Pourquoi un outil de compensation est-il parfois abandonné après quelques semaines ?
Les outils numériques de compensation occupent désormais une place importante dans l’accompagnement des personnes présentant des troubles DYS, des troubles du neurodéveloppement (TND) ou d’autres difficultés susceptibles d’affecter la lecture, l’écriture, la mémorisation, l’organisation ou l’accès à l’information. Synthèse vocale, dictée vocale, prédiction de mots, correcteurs orthographiques, logiciels d’OCR, cartes mentales ou outils de planification peuvent apporter une aide considérable lorsqu’ils permettent de contourner une difficulté et d’améliorer l’autonomie.
Pourtant, l’attribution ou l’achat d’un outil de compensation ne garantit pas son utilisation durable. Il arrive qu’un logiciel soigneusement sélectionné soit progressivement délaissé quelques semaines ou quelques mois après sa mise en place. Un ordinateur destiné à devenir l’outil principal de travail peut rester dans son sac. Une synthèse vocale peut n’être utilisée qu’occasionnellement. Un logiciel de prédiction de mots, initialement accueilli avec intérêt, peut être abandonné au profit d’un traitement de texte classique.
Cette question de l’abandon des aides techniques ne concerne pas uniquement les outils destinés aux personnes DYS. Elle est étudiée depuis plusieurs décennies dans le domaine des technologies d’assistance. Une étude devenue classique de Phillips et Zhao, publiée en 1993 auprès de 227 adultes utilisant différents types d’aides techniques, avait ainsi constaté que 29,3 % des dispositifs recensés avaient été complètement abandonnés. Ce chiffre ne peut évidemment pas être transposé directement aux logiciels actuels destinés aux personnes DYS, car l’étude portait en grande partie sur des équipements physiques et dans un contexte technologique très différent. Elle a néanmoins mis en évidence plusieurs facteurs qui restent particulièrement pertinents : insuffisante prise en compte de l’avis de l’utilisateur, performances décevantes du dispositif et évolution des besoins ou des priorités de la personne.
Les travaux plus récents consacrés aux technologies d’assistance confirment cette idée fondamentale : l’efficacité d’un outil dépend moins de ses qualités techniques intrinsèques que de l’adéquation entre la personne, l’activité qu’elle souhaite réaliser, son environnement et la technologie proposée. Le modèle « Matching Person and Technology » développé par Marcia Scherer formalise précisément cette approche centrée sur l’utilisateur. Des travaux publiés en 2026 rappellent encore que l’absence d’adéquation entre les préférences de la personne, ses objectifs fonctionnels, son environnement et la technologie augmente le risque d’évitement ou de non-utilisation de celle-ci.
Un outil techniquement performant peut être fonctionnellement inadapté
L’une des premières causes d’abandon réside dans une confusion fréquente entre la performance d’un logiciel et son adéquation aux besoins de la personne. Une solution peut être excellente sur le plan technique, proposer de nombreuses fonctionnalités et bénéficier d’une reconnaissance professionnelle sans pour autant être adaptée à l’utilisateur auquel elle est proposée.
Dans le domaine des troubles DYS, cette question est particulièrement importante. Deux personnes dyslexiques ne rencontrent pas nécessairement les mêmes difficultés. L’une peut principalement être gênée par la lenteur de lecture, une autre par l’orthographe, une autre encore par la prise de notes ou la fatigue provoquée par les situations de double tâche. De même, une personne présentant un TDAH, un trouble du spectre de l’autisme ou des difficultés cognitives acquises peut avoir des besoins très différents de ceux d’une autre personne ayant le même diagnostic.
Recommander une synthèse vocale parce qu’une personne est dyslexique, sans vérifier si l’accès auditif à l’information lui convient réellement, expose donc à un risque d’échec. Il en va de même pour la dictée vocale, la prédiction de mots ou les logiciels de cartes mentales.
La sélection d’une aide de compensation devrait ainsi partir d’une activité précisément identifiée : lire un texte long, produire un écrit, prendre des notes pendant un cours, mémoriser des informations, organiser plusieurs tâches ou limiter la fatigue cognitive. Ce n’est qu’ensuite qu’il devient pertinent de rechercher la fonction technologique susceptible de faciliter cette activité.
Les recommandations françaises relatives aux aides techniques s’inscrivent dans cette logique. Mon Parcours Handicap rappelle que chaque situation nécessite une réponse personnalisée et recommande d’identifier les difficultés concrètes, les activités concernées et l’environnement d’utilisation avant de choisir une aide technique. Le portail recommande également, lorsque cela est possible, de tester l’équipement dans ses conditions réelles d’utilisation.
Le bénéfice de l’outil n’est pas suffisamment perceptible
L’utilisation d’un outil de compensation suppose généralement un effort supplémentaire au moment de sa prise en main. Il faut installer le logiciel, apprendre son fonctionnement, mémoriser des commandes, modifier certaines habitudes et parfois accepter une manière de travailler différente de celle des autres.
Cet investissement n’est accepté durablement que si l’utilisateur perçoit un bénéfice suffisant.
Une synthèse vocale qui nécessite plusieurs manipulations pour lire un texte de quelques lignes peut apparaître moins efficace que la lecture directe. Un logiciel de prédiction de mots ralentissant un utilisateur qui tape déjà rapidement risque d’être délaissé. Une carte mentale nécessitant vingt minutes de mise en forme pour organiser une information qui pourrait être notée en cinq minutes dans un document classique ne sera probablement pas utilisée spontanément.
La perception du bénéfice constitue d’ailleurs un facteur documenté dans l’utilisation des technologies d’assistance par les élèves présentant des troubles des apprentissages. Une étude publiée en 2025 auprès d’adolescents a notamment montré une association entre la fréquence d’utilisation des aides technologiques, le soutien des enseignants et la perception de l’impact réel de ces outils par les élèves.
Le bénéfice ne doit par ailleurs pas être évalué uniquement en termes de résultat final. Un élève peut produire un texte de qualité identique avec ou sans outil, tout en ayant besoin de beaucoup moins de temps ou d’efforts cognitifs avec celui-ci. Une personne peut parfaitement lire un document sans synthèse vocale mais ressentir une fatigue beaucoup plus importante. La réduction de la fatigue, de la charge cognitive ou du temps nécessaire à une tâche constitue donc également un bénéfice fonctionnel important.
Une formation initiale insuffisante favorise le non-usage
La maîtrise générale de l’informatique ne garantit pas la maîtrise d’un outil de compensation. Savoir utiliser un ordinateur, naviguer sur Internet ou rédiger un document dans un traitement de texte ne signifie pas savoir exploiter efficacement une synthèse vocale, configurer un outil de prédiction ou mettre en œuvre une procédure OCR.
Cette confusion peut conduire à sous-estimer la nécessité d’une formation à l’outil.
Une étude menée auprès de 455 étudiants dyslexiques dans l’enseignement supérieur avait montré que moins de la moitié avaient reçu une formation à leurs technologies d’assistance. Les auteurs soulignaient que certains étudiants ayant refusé la formation parce qu’ils se considéraient compétents en informatique pouvaient ne pas utiliser leur équipement de manière optimale.
Le problème n’est toutefois pas seulement de connaître les boutons ou les menus du logiciel. L’utilisateur doit apprendre dans quelles situations l’outil lui est utile, quelle fonction activer et comment l’intégrer dans une véritable méthode de travail.
La formation doit donc porter à la fois sur la technique et sur les usages. Apprendre à lancer une synthèse vocale est relativement simple. Apprendre à décider quand l’écoute est préférable à la lecture, comment régler la vitesse de parole, comment combiner lecture visuelle et écoute et comment utiliser cette fonction dans une séance de révision relève déjà d’une appropriation beaucoup plus complexe.
Une revue systématique publiée en 2023 sur la formation aux technologies d’assistance souligne justement l’importance d’une évaluation personnalisée, d’un enseignement adapté et d’un soutien continu pour favoriser une utilisation efficace et durable.
La démonstration initiale ne suffit pas : l’appropriation demande du temps
Un outil peut sembler simple lorsque son fonctionnement est présenté par un professionnel expérimenté. La situation change lorsque l’utilisateur se retrouve seul face à un document réel, à un devoir à rendre, à un cours qui avance rapidement ou à une échéance professionnelle.
C’est souvent à cette étape qu’apparaissent des difficultés non anticipées : document incompatible avec le logiciel, mauvais réglage de la voix, problème de conversion PDF, casque oublié, batterie insuffisante, fichier impossible à retrouver ou procédure trop longue.
Ces petites difficultés techniques ont un impact disproportionné sur l’adoption d’un outil. Si elles se répètent, l’utilisateur finit souvent par revenir à la méthode qu’il utilisait auparavant, même si celle-ci était moins efficace.
L’Organisation mondiale de la santé insiste à cet égard sur quatre étapes essentielles dans la fourniture d’une technologie d’assistance : sélection, adaptation, apprentissage de l’utilisation et suivi. L’absence de formation et de suivi peut aboutir à l’abandon d’une aide pourtant pertinente.
Le suivi après la mise en place ne doit donc pas être considéré comme facultatif. Il permet de corriger les réglages, d’analyser les difficultés rencontrées et parfois de constater que l’outil choisi n’est finalement pas le meilleur.
L’environnement scolaire ou professionnel peut rendre l’outil inutilisable
Une technologie de compensation n’est jamais utilisée dans le vide. Son efficacité dépend fortement de l’environnement scolaire, universitaire ou professionnel dans lequel elle doit fonctionner.
Cette dimension est particulièrement visible à l’école. Une synthèse vocale nécessite généralement un accès au document numérique et l’utilisation d’écouteurs ou d’un casque. Une dictée vocale est difficilement utilisable dans une classe silencieuse où plusieurs élèves travaillent simultanément. Un élève équipé d’un ordinateur peut se retrouver en difficulté si les documents ne lui sont remis que sous forme papier ou s’ils lui parviennent trop tard pour être préparés.
Une étude française consacrée aux aides technologiques chez les élèves dyslexiques avait déjà mis en évidence plusieurs obstacles très concrets : maîtrise insuffisante des logiciels, difficultés de transfert des documents, rythme des cours incompatible avec certaines manipulations, faible vitesse de frappe, poids du matériel et caractère parfois stigmatisant de son utilisation devant les autres élèves.
Une étude de suivi menée sur cinq ans auprès d’élèves dyslexiques a également souligné l’importance des facteurs contextuels, de l’adaptation de l’environnement, de la continuité du soutien et du développement progressif de stratégies personnelles d’utilisation.
Un outil de compensation doit par conséquent être pensé comme l’un des éléments d’un système. Si le matériel est adapté mais que les documents ne sont pas accessibles, que les enseignants ne savent pas comment transmettre les fichiers ou que son utilisation est matériellement impossible pendant les cours, l’abandon ne peut pas être imputé à un manque de motivation de l’élève.
Le coût cognitif de l’outil peut dépasser celui de la difficulté qu’il doit compenser
Certaines technologies proposent un très grand nombre de fonctionnalités. Cette richesse peut être séduisante au moment du choix, mais elle peut aussi augmenter considérablement la complexité d’utilisation.
Chaque menu supplémentaire, chaque réglage et chaque manipulation représente une information à mémoriser. Pour une personne qui présente déjà des difficultés de mémoire de travail, d’attention ou de fonctions exécutives, une solution trop complexe peut paradoxalement accroître la charge cognitive.
Dans certains cas, plusieurs outils sont également proposés simultanément : logiciel de lecture, correcteur, prédiction de mots, dictée vocale, carte mentale, scanner ou application de prise de notes. Chacun peut être pertinent individuellement, mais l’ensemble impose à l’utilisateur de savoir quel logiciel choisir, dans quelle situation, selon quelle procédure et avec quel format de fichier.
L’apprentissage doit donc être progressif. Il est souvent préférable de commencer par une ou deux fonctions répondant aux besoins prioritaires, de les intégrer réellement aux habitudes de travail, puis d’ajouter éventuellement d’autres fonctionnalités.
Cette approche permet également d’éviter qu’un outil très complet ne soit abandonné simplement parce que l’utilisateur n’a jamais réussi à identifier les deux ou trois fonctions réellement utiles pour lui.
L’outil peut entrer en conflit avec l’image que la personne a d’elle-même
Les technologies de compensation ont également une dimension sociale et psychologique.
Chez les adolescents notamment, utiliser un ordinateur, un casque ou un logiciel particulier peut rendre visible une difficulté que la personne aurait préféré ne pas exposer. Le regard des camarades, les questions répétées, les commentaires ou parfois les moqueries peuvent conduire à privilégier une méthode moins efficace mais plus discrète.
La littérature consacrée aux élèves et étudiants présentant des troubles des apprentissages retrouve régulièrement cette problématique de stigmatisation. Des travaux qualitatifs rapportent notamment que certains utilisateurs ressentent des émotions négatives liées aux technologies d’assistance ou craignent d’être identifiés comme différents.
Cet aspect ne doit pas être réduit à un refus irrationnel de l’aide. Un outil n’est réellement adapté que s’il peut être intégré dans la vie de la personne avec un niveau acceptable de contraintes sociales.
À mesure que certaines fonctions de compensation sont intégrées aux logiciels et appareils grand public, cette distinction tend toutefois à s’atténuer. Les fonctions de synthèse vocale, de dictée, de transcription ou de reconnaissance de texte sont désormais disponibles sur de nombreux smartphones, tablettes et systèmes d’exploitation. Pour certains utilisateurs, employer une fonction intégrée à un appareil standard est plus acceptable que recourir à un matériel identifié comme spécifiquement destiné au handicap.
Les besoins évoluent avec l’âge, les études et les situations de travail
L’abandon d’un outil ne signifie pas toujours qu’il a été mal choisi.
Les besoins de compensation d’une personne peuvent évoluer. Une technologie très utile à l’école primaire peut perdre de son intérêt au collège. Une synthèse vocale utilisée quotidiennement pour accéder aux manuels peut devenir moins nécessaire lorsque les supports changent. À l’inverse, un étudiant qui compensait efficacement ses difficultés sans technologie peut découvrir un besoin nouveau lorsqu’il doit lire plusieurs centaines de pages ou prendre des notes pendant des cours magistraux.
L’étude historique de Phillips et Zhao avait d’ailleurs identifié le changement des besoins ou des priorités parmi les facteurs les plus fortement associés à l’abandon d’une technologie d’assistance.
Le suivi doit donc inclure une réévaluation périodique des besoins. Il ne s’agit pas de maintenir l’utilisation d’un outil parce qu’il a été préconisé plusieurs années auparavant, mais de vérifier qu’il répond toujours aux activités et aux objectifs actuels.
Certains abandons sont en réalité des évolutions positives
Il faut enfin éviter de considérer toute cessation d’utilisation comme un échec.
Une personne peut cesser d’utiliser une application spécifique parce qu’une fonction équivalente est désormais intégrée à son smartphone. Elle peut abandonner un logiciel complexe au profit d’une solution plus simple. Un élève peut avoir acquis suffisamment d’automatismes pour ne plus avoir besoin de certaines aides dans toutes les situations.
La recherche sur l’abandon des technologies d’assistance distingue ainsi implicitement la non-utilisation problématique d’une évolution normale des besoins. Les travaux consacrés au « Matching Person and Technology » insistent précisément sur la nécessité de réévaluer dans le temps l’adéquation entre la technologie, les objectifs et la situation de la personne.
L’objectif n’est donc pas de conserver un outil à tout prix. Il est de disposer, à chaque étape, de la solution qui apporte le meilleur rapport entre bénéfice fonctionnel et contraintes d’utilisation.
Prévenir l’abandon : considérer l’outil comme un processus et non comme un produit
La réussite d’une compensation technologique dépend finalement d’un ensemble de conditions qui dépassent largement l’acquisition du logiciel ou du matériel. Le besoin doit d’abord être précisément identifié. La personne doit participer au choix et pouvoir essayer la solution. L’outil doit ensuite être paramétré en fonction de ses capacités et de ses usages, puis faire l’objet d’un apprentissage suffisamment concret pour être transféré aux situations réelles.
L’environnement doit également permettre son utilisation. Dans un contexte scolaire, cela suppose notamment que les supports soient disponibles dans un format exploitable et que les professionnels connaissent au minimum le fonctionnement général de la compensation mise en place. Dans le monde professionnel, les contraintes de sécurité informatique, les logiciels métiers, les postes partagés ou les environnements bruyants doivent être pris en compte.
Enfin, un suivi de l’outil de compensation est nécessaire. Mon Parcours Handicap recommande non seulement de tester les aides techniques dans les conditions réelles d’utilisation avant leur acquisition, mais rappelle également que certaines nécessitent une véritable prise en main et peuvent justifier un accompagnement par des professionnels.
L’outil de compensation ne devrait donc pas être envisagé comme un produit que l’on remet à une personne en supposant que son usage s’imposera de lui-même. Il s’agit plutôt d’un processus d’adaptation progressive entre une personne, une technologie, des activités et un environnement.
Cette approche permet également de modifier la manière dont on interprète l’abandon. Lorsqu’un outil cesse d’être utilisé après quelques semaines, la première question ne devrait pas être de savoir pourquoi la personne « ne fait pas l’effort » de s’en servir, mais d’identifier ce qui, dans la solution proposée, son apprentissage ou son contexte d’utilisation, n’a pas produit le bénéfice attendu.
Contacter les experts Lexidys
La mise en place d’un outil de compensation ne se limite pas au choix d’un logiciel ou d’un matériel. Elle nécessite d’identifier précisément les difficultés rencontrées, de déterminer les fonctions réellement utiles, d’évaluer les contraintes de l’environnement et d’accompagner la personne dans l’appropriation de la solution.
LEXIDYS accompagne les enfants, adolescents, étudiants et adultes dans la recherche et la mise en place d’outils destinés à compenser des difficultés de lecture, d’écriture, de prise de notes, d’organisation, de mémorisation ou de traitement de l’information. Cette expertise concerne historiquement les troubles DYS et peut également, lorsque les besoins fonctionnels sont similaires, être mobilisée dans certains autres troubles du neurodéveloppement ou certaines situations de troubles cognitifs.
L’objectif est de rechercher une solution qui puisse être réellement intégrée aux activités quotidiennes, scolaires, universitaires ou professionnelles, et non simplement de multiplier les équipements disponibles. Le choix est donc réalisé au cas par cas, en tenant compte des capacités, des préférences, des objectifs et de l’environnement de la personne.
Si un outil de compensation déjà acquis est peu ou pas utilisé, une nouvelle analyse peut également permettre de déterminer si le problème provient du paramétrage, d’un manque de formation, de contraintes environnementales ou simplement d’une inadéquation entre l’outil et les besoins actuels.
Sources
- Phillips B., Zhao H. – Predictors of Assistive Technology Abandonment, Assistive Technology, 1993.
- Saia T., Sax C., Ruffner C., Scherer M. J. – More than a functional match: longitudinal patterns on person-centered assistive technology, 2026.
- Vaccarella P., Goodman-Vincent E., Cheng H., Cunningham T. – Barriers and facilitators of assistive technology use among adolescent students with learning disabilities, 2025.
- Svensson I. et al. – Dyslexic students’ experiences in using assistive technology to support written language skills: a five-year follow-up.
- Draffan E. A., Evans D. G., Blenkhorn P. – Use of assistive technology by students with dyslexia in post-secondary education.
- Manship S. et al. – The experiences and perceptions of health-care professionals regarding assistive technology training: a systematic review, 2023.
- Lemos T. C. et al. – Factors related to the abandonment of Assistive Technology devices: a literature review, 2023.
- Organisation mondiale de la santé – Assistive Technology.
- Mon Parcours Handicap – Quelles questions se poser avant de choisir une aide technique ?.
- Mon Parcours Handicap – Comment utiliser et prendre soin de votre aide technique ?.




