10 activités à la maison pour les enfants DYS

Céline Zamorano est orthophoniste. Françoise Chée est fondatrice du site Astuces pour Dys. Elles ont toutes les deux collaboré pour publier chez Nathan un ouvrage à l’usage des enfants DYS. Ce livre qui regroupe 100 activités pour aider ces enfants à surmonter leurs différents troubles et à progresser à leur rythme. En voici 10.

Apprendre à exprimer ses émotions

Les troubles dys entraînent souvent une perte de confiance en soi. Or, exprimer ses émotions aiderait votre enfant à dépasser certaines expériences négatives. Il est parfois difficile pour un parent d’entendre la souffrance de son enfant, ses difficultés rencontrées, son épuisement… Mais pour l’enfant, ce passage est essentiel et salvateur. Se sentir entendu, c’est un peu se sentir reconnu. Vous pouvez l’accompagner et l’inciter à exprimer ses émotions, au quotidien ou ponctuellement. Pour cela, dessinez sur une grande feuille sa météo des émotions, sur laquelle votre enfant pourra pointer son émotion du moment. L’enfant peut aussi dessiner son émotion sous la forme dʼimages simplifiées, comme les smileys.

100 activités pour enfants DYS – Dès 5 ans

Le portrait chinois

Quand il s’agit de se présenter ou d’apprendre à se connaître, le portrait chinois est ludique et pratique! L’enfant doit compléter des phrases à l’oral ou à l’écrit. Demandez-lui ensuite de justifier ses choix pour lui donner l’occasion de s’exprimer plus longuement : « Si j’étais un animal, je serais un hamster parce que… » Ce jeu donnera l’opportunité à l’enfant de parler de lui de façon simple. Chaque question est un point de départ qui incite à la communication.

  • Un exemple de portrait chinois :
  • Si j’étais un animal je serai …
  • Si j’étais un film je serai …
  • Si j’étais un pays je serai …
  • Etc.

Reconnaître ses facultés et ses difficultés

Bien se connaître est un élément fondamental pour aider votre enfant à trouver ses propres solutions. Or, souvent, les enfants présentant des troubles DYS mettent en place des stratégies complexes et inefficaces qui les épuisent. C’est pourquoi il semble important de les aider à prendre conscience des stratégies qui leur conviennent le mieux. Chaque enfant est unique, et il existe des situations qui facilitent ou gênent les apprentissages. À nous d’accompagner notre enfant dans la découverte de ce qui l’aide. Pour le guider, il suffit de lui poser quelques questions, à la suite d’une réussite scolaire, par exemple: « À quel moment t’es-tu senti bien concentré ? Qu’est-ce qui t’y a aidé ? »

Pour cela un tableau est tout indiqué. On fait deux colonnes : une verticale qui contient les différentes matières, par exemple écriture, concentration, lecture. Et une autre horizontale où on liste pour chaque matière “Ce qui m’aide” “Ce qui me gêne”.

Le pot à sons

En général, les enfants apprécient de manipuler et de trier des objets. Posez des étiquettes sur des boîtes transparentes et écrivez sur chacune un son différent, par exemple «a», «m» et «p». Puis, avec votre enfant, partez à la recherche d’objets de la maison dont le nom fait entendre le son «a», «m» ou «p». Puis rangez-les dans les boîtes correspondantes.

Exemples pour le son «p» :

  • une ampoule ;
  • un panda en peluche ;
  • un pot à crayons ;
  • une pile.

Partir des goûts de votre enfant

Bien avant l’étape de la lecture arrive celle du choix des ouvrages. En bibliothèque ou en librairie, laissez votre enfant explorer l’ensemble des livres. Naturellement, il se dirigera vers ceux qui lui plaisent. Évitez d’intervenir : ce premier pas est important afin qu’il développe un lien qui lui est propre et personnel. Au-delà des livres, gardez à l’esprit que n’importe quel support de lecture est bon tant qu’il suscite l’intérêt de votre enfant : magazine, affiche, livre de cuisine…

Le jeu des pinces

Afin de développer le geste et la force de préhension, utilisez des pinces en bois ou même des pinces à cornichons. Proposez à votre enfant de les utiliser pour saisir des objets de tailles et de poids différents, comme des balles en mousse, des morceaux de coton, des petites boules de papier, des noix… Il est plus facile de commencer par des objets souples et d’assez grande taille. Pour complexifier l’exercice, utilisez un sablier et demandez à votre enfant de transvaser les objets dʼun contenant à lʼautre en un temps record !

Un dessin, un mot

Sur le même principe que les mots alternés, proposez ici à l’enfant de croiser dessins et mots. Par exemple, l’adulte commence par dessiner une banane, puis l’enfant écrit le mot « banane ». Ensuite, c’est au tour de l’enfant de dessiner. En général, le dessin permet de le ramener pleinement dans l’activité, et c’est alors à l’adulte d’écrire ce que l’enfant a dessiné, et ainsi de suite. En choisissant, de son propre chef, les mots qu’il souhaite dessiner, l’enfant se sent acteur de l’écrit.

Écrire des histoires en alternance

Une fois que l’enfant maîtrise l’usage de la phrase, il peut découvrir la composition de texte. Pour cette activité, l’enfant doit piocher sept visuels dans la boîte à images: elles serviront de matière pour écrire l’histoire. Puis proposez de rédiger une phrase ou une ligne chacun, comme dans la lecture à deux voix. Chacun des deux écrivains doit prendre en compte les détails de l’histoire écrite par l’autre: le résultat est souvent très amusant ! Si vous n’avez pas de boîte à images, vous pouvez utiliser des dés à conter ou imaginer vous-même votre sujet : « Si tu étais riche, tu… » ou « Raconte-moi un rêve merveilleux ».

La boîte à chiffres

Cette activité ludique est facilement réalisable à la maison. À l’aide de boîtes ou de petits bocaux, proposez à votre enfant de créer des boîtes à chiffres. Commencez par découper la forme des chiffres 1 à 10, puis collez-les sur les contenants. Proposez ensuite à l’enfant de mettre un seul objet de son choix dans la boîte 1, puis dans la boîte 2, puis la 3… jusqu’à la 10. Il est important de laisser l’enfant libre dans le choix des objets. Par la suite, il peut de nouveau les manipuler, changer les collections.

Les représentations mentales

Les représentations mentales (ou images mentales) sont des illustrations, des reproductions, des photos, des petits films que nous pouvons imaginer dans notre tête. Elles nous aident à visualiser et à nous concentrer. Afin d’aider votre enfant à en prendre conscience, vous pouvez lui demander de porter son attention sur un animal, comme, par exemple, un cheval. Demandez-lui ensuite s’il parvient à le voir. Posez-lui des questions : « De quel côté se trouve sa tête ? » ou « De quelle couleur est-il ?Approfondissez avec lui la description de l’animal en lui demandant davantage de détails. Les images mentales sous-tendent la mémoire et sont synonymes de concentration. Il est essentiel de pouvoir y avoir accès.

Source : paroledemamans.com

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