Adéquation des outils DYS aux TND et aux troubles cognitifs : des solutions utiles bien au-delà de la dyslexie
Les outils habituellement associés aux troubles DYS sont souvent présentés comme des solutions destinées aux personnes dyslexiques, dysorthographiques, dysgraphiques ou dyspraxiques. Pourtant, beaucoup de ces aides ne répondent pas à un diagnostic précis. Elles répondent avant tout à une difficulté concrète : lire un document, écrire, mémoriser une information, suivre une consigne, organiser une tâche, limiter la charge cognitive ou retrouver plus facilement une information.
Cette distinction est essentielle.
Une synthèse vocale n’est pas, par nature, un « outil pour dyslexique ». C’est un outil qui permet d’accéder à un texte autrement que par la lecture visuelle. Une dictée vocale n’est pas réservée à la dysgraphie : elle peut aider toute personne pour laquelle la production écrite devient trop coûteuse. Un agenda numérique avec rappels peut être utile dans un TDAH, après un accident vasculaire cérébral ou lorsque des troubles cognitifs accompagnent un Covid long.
C’est pourquoi certains outils de compensation utilisés pour les DYS peuvent également trouver leur place auprès de personnes présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA), un trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), des séquelles cognitives après un AVC, un Covid long, ou encore des difficultés d’attention, de mémoire ou d’organisation liées à un trouble psychiatrique ou parfois à son traitement.
Mais cette possibilité ne signifie pas que tous les outils conviennent à tous. Chez Lexidys, la personne concernée est au cours de nos préoccupations, par la considération de ses difficultés fonctionnelles et de son environnement.
Les outils DYS sont d’abord des outils de compensation
Lorsqu’une personne utilise une synthèse vocale, un logiciel de prédiction de mots ou un système de rappels, l’objectif n’est pas nécessairement de modifier son trouble. L’outil sert à réduire un obstacle.
Prenons un exemple simple. Trois personnes peuvent utiliser le même logiciel de lecture vocale :
- une personne dyslexique parce que le décodage lui demande beaucoup d’efforts ;
- une personne ayant subi un AVC parce qu’une lecture longue provoque une fatigue cognitive importante ;
- une personne souffrant d’un Covid long parce qu’elle ne parvient plus à maintenir son attention pendant plusieurs pages.
Le logiciel est identique. La raison de l’utiliser est différente. C’est cette logique fonctionnelle qui permet d’élargir certains outils historiquement proposés aux personnes DYS à d’autres situations.
Les troubles du neurodéveloppement eux-mêmes sont d’ailleurs fréquemment associés entre eux. Le TDAH, les troubles des apprentissages, les troubles du langage, le trouble développemental de la coordination et le TSA appartiennent tous à cette grande famille des TND. Plusieurs peuvent être présents chez une même personne.
TSA : certains outils DYS peuvent simplifier l’accès à l’information
Dans le trouble du spectre de l’autisme, les besoins sont extrêmement variables.
Une personne peut rencontrer des difficultés importantes de communication mais lire sans problème. Une autre peut posséder un langage oral riche tout en étant gênée par les consignes implicites, le trop grand nombre d’informations ou une organisation peu prévisible.
Les recommandations récentes de la Haute Autorité de santé insistent précisément sur cette personnalisation. Les interventions peuvent concerner la communication, l’autonomie, les habiletés sociales, la sensorialité ou la motricité. L’environnement doit également pouvoir être adapté aux besoins individuels.
Dans certains profils, des outils également utilisés pour les DYS peuvent donc être intéressants : planning visuel, agenda numérique, rappels, documents simplifiés, pictogrammes, supports structurés, outils de prise de notes ou solutions permettant de limiter la quantité d’informations affichées simultanément.
La communication alternative et améliorée (CAA) occupe par ailleurs une place spécifique dans l’accompagnement de certaines personnes autistes. Elle peut s’appuyer sur des pictogrammes, des photographies, des signes ou des tableaux de communication.
Mais il serait incorrect de conclure qu’un « logiciel DYS » est automatiquement adapté au TSA.
Une interface très chargée peut, par exemple, augmenter la surcharge sensorielle. Une lecture vocale peut aider une personne et en distraire une autre. Un système de notifications peut structurer une journée ou devenir envahissant.
Le diagnostic ne permet donc jamais, à lui seul, de choisir l’outil.
TDAH : compenser le déficit attentionnel
Le TDAH est un autre domaine dans lequel certaines solutions utilisées pour les troubles DYS peuvent présenter un intérêt.
Le terme « TDA » est encore couramment utilisé, mais la terminologie médicale actuelle parle de TDAH avec ou sans hyperactivité. Le trouble peut associer de manière variable inattention, impulsivité et hyperactivité.
Une personne présentant un TDAH peut notamment avoir du mal à maintenir son attention, terminer une tâche, suivre une longue consigne, retenir plusieurs informations, planifier son travail ou retrouver ses affaires.
Certaines aides numériques peuvent alors réduire la charge qui repose sur les fonctions exécutives :
- agenda et rappels ;
- check-lists ;
- minuteurs ;
- découpage d’une tâche en étapes ;
- prise de notes structurée ;
- modèles de documents ;
- lecture vocale pour faciliter le suivi d’un texte ;
- dictée vocale lorsque la double tâche « réfléchir + écrire » devient trop coûteuse ;
- outils permettant de limiter les distractions visuelles.
La HAS recommande d’ailleurs, dans l’accompagnement du TDAH, des interventions adaptées au profil de l’enfant ainsi que des ajustements scolaires tels que des consignes courtes et claires ou la présentation d’un exercice à la fois.
Il faut néanmoins poser une limite très claire : les outils DYS ne traitent pas l’hyperactivité.
Un logiciel de synthèse vocale, un agenda ou un outil d’organisation ne constitue pas un traitement du TDAH. Ces solutions ne remplacent ni l’évaluation médicale, ni la psychoéducation, ni les interventions thérapeutiques recommandées lorsque celles-ci sont nécessaires. La prise en charge du TDAH est globale et peut associer interventions psychosociales, éducatives et, dans certaines situations, traitement médicamenteux.
L’outil agit donc sur une conséquence fonctionnelle du trouble, pas sur l’hyperactivité elle-même.
Après un AVC : des besoins qui peuvent ressembler à ceux rencontrés dans les troubles DYS
Après un accident vasculaire cérébral, certaines personnes présentent des séquelles cognitives durables.
Les difficultés peuvent toucher la mémoire, l’attention, la planification, la réalisation de plusieurs tâches en parallèle ou la vitesse de traitement des informations.
La Haute Autorité de santé recommande explicitement, dans certaines situations après AVC, l’apprentissage de stratégies de compensation et le recours à des aides externes comme les listes, les agendas, les alarmes ou les outils électroniques.
On retrouve ici une logique très proche de celle des outils utilisés pour les DYS.
Une personne qui oublie les étapes d’une tâche peut utiliser une check-list. Une personne dont la mémoire de travail est fragilisée peut s’appuyer sur des notes immédiatement accessibles. Une personne fatigable peut utiliser une synthèse vocale ou une dictée vocale afin de réduire l’effort nécessaire pour lire ou écrire.
D’autres solutions peuvent être envisagées selon les séquelles : OCR pour récupérer un texte, agrandissement de l’affichage, modèles de documents, classement simplifié, rappels automatisés ou outils facilitant la prise de notes.
Mais, là encore, le choix dépend du bilan.
Les conséquences d’un AVC peuvent concerner le langage, la vision, la motricité, la mémoire, l’attention ou plusieurs fonctions à la fois. Une solution adaptée à une personne peut être totalement inappropriée pour une autre.
L’intervention technique doit donc s’inscrire, lorsqu’elle est nécessaire, dans le parcours de rééducation et de compensation défini avec les professionnels de santé.
Covid long : réduire la surcharge cognitive
Le Covid long peut également provoquer des difficultés très proches, sur le plan fonctionnel, de celles auxquelles certains outils DYS répondent déjà.
La HAS décrit notamment un brouillard cérébral, une saturation cognitive rapide, un ralentissement, des difficultés à maintenir l’attention, des troubles de concentration, des problèmes de mémoire immédiate, une difficulté à effectuer plusieurs tâches simultanément et parfois des troubles du langage écrit.
La fatigue peut fortement majorer ces symptômes. Ils sont souvent fluctuants et peuvent être aggravés après un effort intellectuel ou physique.
Dans ce contexte, certains outils peuvent permettre de faire moins appel aux fonctions cognitives fragilisées.
Une synthèse vocale peut réduire la quantité de lecture visuelle. Une dictée vocale peut éviter de concentrer simultanément ses efforts sur la rédaction et le clavier. Les rappels et listes permettent de ne pas dépendre uniquement de la mémoire immédiate. Un document découpé en petites sections peut être plus facile à traiter qu’une page dense.
La HAS recommande, lorsque des troubles cognitifs sont objectivés dans le Covid long, des approches pouvant inclure les stratégies compensatoires, l’adaptation de l’environnement et une meilleure gestion du rythme des activités.
Cette dernière notion est essentielle.
Dans le Covid long, l’objectif n’est pas nécessairement de pousser la personne à « entraîner son cerveau » davantage. Il peut au contraire être nécessaire d’économiser les ressources cognitives et d’éviter la saturation.
Un outil utile est donc parfois celui qui permet d’en faire moins pour obtenir le même résultat.
Dépression, bipolarité et autres troubles psychiatriques : distinguer le trouble, la fatigue et les effets du traitement
Des difficultés de concentration, d’attention ou de mémoire peuvent également apparaître dans certains troubles psychiatriques.
La dépression, par exemple, peut s’accompagner d’une diminution de la capacité à penser, se concentrer, décider, maintenir son attention ou mémoriser.
Dans ces situations, des outils de compensation peuvent parfois faciliter la vie quotidienne ou professionnelle : rappels, organisation structurée, lecture vocale, dictée, check-lists ou systèmes permettant de réduire la quantité d’informations à traiter simultanément.
Mais l’origine de la difficulté doit être correctement identifiée.
Elle peut être liée au trouble lui-même, à la fatigue, au sommeil, à l’anxiété, à plusieurs facteurs associés ou parfois aux effets indésirables d’un traitement médicamenteux.
Certains médicaments agissant sur le système nerveux central peuvent notamment entraîner chez certaines personnes de la somnolence, une diminution de la vigilance ou des difficultés attentionnelles. La base publique des médicaments mentionne par exemple une somnolence fréquente avec certains traitements antipsychotiques comme la quétiapine, tandis que certaines benzodiazépines peuvent entraîner baisse de vigilance, troubles de l’attention ou de la mémoire.
Cela ne signifie évidemment pas que ces médicaments sont « mauvais », ni que toute personne traitée développera de telles difficultés.
Le traitement peut être indispensable et son bénéfice largement supérieur aux effets indésirables éventuels.
Si une personne constate une modification de sa concentration ou de sa mémoire après l’introduction ou la modification d’un traitement, elle ne doit jamais le modifier ou l’arrêter seule. Il faut en parler au médecin ou au psychiatre prescripteur.
L’outil numérique intervient alors uniquement comme une aide fonctionnelle éventuelle.
Il ne traite ni la bipolarité, ni la dépression, ni l’effet pharmacologique du médicament.
Un même symptôme ne signifie pas un même besoin
« J’ai du mal à me concentrer » est une phrase très générale.
Elle peut correspondre à des situations totalement différentes.
Une personne présentant un TDAH peut être distraite par tous les stimuli de son environnement. Une personne souffrant d’un Covid long peut maintenir son attention pendant vingt minutes avant d’arriver à saturation. Après un AVC, une difficulté d’attention divisée peut rendre impossible le fait d’écouter et de prendre des notes simultanément.
Trois personnes disent donc « je manque de concentration ». Elles n’ont pourtant pas nécessairement besoin du même outil.
C’est pourquoi une étude sérieuse ne commence pas par le catalogue des logiciels.
Elle commence par des questions : dans quelle situation la difficulté apparaît-elle ? Combien de temps la personne peut-elle effectuer la tâche ? Est-ce la lecture qui fatigue ou la compréhension ? L’information est-elle oubliée ou mal perçue ? Les difficultés apparaissent-elles avec le multitâche ? Le problème est-il permanent ou fluctuant ? Quels outils sont déjà utilisés ? Quel est l’environnement scolaire ou professionnel ?
Ce sont les réponses à ces questions qui permettent d’envisager une solution.
Quels outils peuvent être communs ?
Selon les besoins, plusieurs familles d’outils traditionnellement utilisées dans l’accompagnement des DYS peuvent être étudiées.
La synthèse vocale permet d’écouter un document plutôt que de dépendre uniquement de la lecture visuelle. Elle peut également servir à vérifier un texte produit.
L’OCR, ou reconnaissance optique de caractères, transforme une page photographiée ou numérisée en texte exploitable par les logiciels.
La dictée vocale peut réduire la charge de l’écriture ou de la frappe au clavier.
La prédiction de mots et les correcteurs facilitent la production écrite lorsque retrouver un mot ou vérifier son orthographe devient coûteux.
Les outils de planification peuvent présenter une tâche étape par étape, programmer des rappels et matérialiser les échéances.
Les check-lists et aides-mémoires réduisent la dépendance à la mémoire de travail.
Les fonctions de simplification de l’affichage peuvent limiter les informations concurrentes.
Enfin, les outils de prise de notes, d’enregistrement autorisé ou de classement numérique peuvent permettre de conserver une information qui serait difficile à traiter immédiatement.
Mais cette liste constitue un ensemble de possibilités, pas une prescription.
Un outil mal choisi peut ajouter une difficulté
Une technologie n’est utile que si son bénéfice est supérieur au coût de son utilisation.
Une application comportant quinze fonctions peut être moins efficace qu’une simple liste.
Une multiplication des notifications peut accentuer la distraction d’une personne souffrant de TDAH.
Un logiciel demandant plusieurs manipulations peut devenir inutilisable lorsque la fatigue cognitive est importante.
Une synthèse vocale trop rapide ou une voix désagréable peut gêner la compréhension.
Un environnement très visuel peut être structurant pour certains profils et surchargé pour d’autres.
C’est pour cette raison que Lexidys privilégie une évaluation fonctionnelle et individualisée plutôt qu’une association automatique « diagnostic = logiciel ».
L’accompagnement Lexidys : identifier, tester, adapter
L’expérience acquise par Lexidys dans les outils de compensation des troubles DYS peut être mobilisée dans d’autres situations lorsque les besoins fonctionnels se recoupent.
L’accompagnement porte alors sur l’usage de l’outil : identifier la difficulté, rechercher une solution adaptée, comparer plusieurs possibilités, configurer le matériel ou le logiciel, apprendre à l’utiliser et vérifier qu’il apporte réellement un bénéfice.
Cette démarche peut concerner un enfant, un étudiant ou un adulte.
Elle peut aussi intervenir dans un contexte scolaire, universitaire ou professionnel.
Mais Lexidys ne remplace pas les professionnels de santé.
Face à un TSA, un TDAH, des séquelles d’AVC, un Covid long ou un trouble psychiatrique, le diagnostic, le traitement et la rééducation médicale restent du ressort des professionnels compétents.
L’intervention de Lexidys se situe dans le champ de la compensation fonctionnelle et de l’accessibilité.
La collaboration avec la personne, sa famille lorsqu’elle est mineure et, lorsque cela est pertinent, les professionnels qui la suivent permet de choisir des outils cohérents avec ses besoins.
Tester avant de généraliser
La première solution essayée n’est pas nécessairement la bonne.
Un outil peut fonctionner pendant une séance mais être abandonné au quotidien parce qu’il est trop compliqué. Un autre peut sembler simpliste et devenir au contraire indispensable parce qu’il répond exactement au problème rencontré.
L’essai est donc une étape importante. Il permet de vérifier plusieurs éléments : la facilité de prise en main, la fatigue, la rapidité, la compréhension, la capacité à utiliser l’outil seul et son intégration dans les activités réelles.
L’objectif n’est pas que la personne utilise le plus grand nombre possible de technologies. Il est qu’elle dispose du minimum d’outils nécessaires pour obtenir le maximum d’autonomie.
Ce qu’il faut retenir
Les outils conçus ou couramment utilisés pour les troubles DYS peuvent être utiles bien au-delà de la dyslexie ou de la dysorthographie.
Certaines personnes présentant un TSA, un TDAH, des troubles cognitifs après un AVC, un Covid long ou des difficultés liées à un trouble psychiatrique peuvent rencontrer des problèmes proches : fatigue cognitive, difficultés de lecture, de concentration, de mémoire, d’organisation ou de production écrite.
Dans ces situations, synthèse vocale, dictée vocale, OCR, aides-mémoires, outils de planification ou logiciels de structuration peuvent apporter une compensation intéressante. Mais l’outil doit toujours être choisi en fonction d’une difficulté fonctionnelle précise. Un diagnostic ne suffit jamais pour recommander une solution.
Et il faut garder une distinction fondamentale : un outil de compensation n’est pas un traitement. Les outils DYS ne traitent pas l’hyperactivité du TDAH. Ils ne traitent pas l’autisme. Ils ne soignent pas les séquelles d’un AVC, le Covid long, la dépression ou la bipolarité. Ils ne corrigent pas non plus un effet indésirable médicamenteux.
Ils peuvent en revanche réduire certaines conséquences de ces situations et permettre à la personne de lire, écrire, s’organiser ou travailler avec moins d’efforts.
C’est précisément dans cette logique que Lexidys peut élargir son expertise : mettre les compétences développées autour des troubles DYS au service de toutes les personnes dont les besoins fonctionnels peuvent bénéficier des mêmes solutions, avec une étude individualisée et sans jamais confondre compensation technique et prise en charge médicale. N’hésitez pas à nous contacter.
Sources
- Haute Autorité de santé – Trouble du neurodéveloppement/TDAH : diagnostic et interventions thérapeutiques auprès des enfants et adolescents, recommandations 2024.
- Assurance Maladie – Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité : définition, symptômes et prise en charge.
- Haute Autorité de santé – Trouble du spectre de l’autisme : interventions et parcours de vie du nourrisson, de l’enfant et de l’adolescent.
- Haute Autorité de santé – AVC : recommandations sur la rééducation à la phase chronique et stratégies de compensation des troubles cognitifs.
- Haute Autorité de santé – Gestion des troubles cognitifs associés aux symptômes prolongés de la Covid-19, mars 2024.
- Assurance Maladie – Covid long chez l’adulte : symptômes, troubles cognitifs et accompagnement.
- Assurance Maladie – Dépression : symptômes, diagnostic et évolution.
- Assurance Maladie – Bilan et causes possibles des troubles de mémoire.
- Base de données publique des médicaments – Informations de référence sur les effets indésirables pouvant affecter la vigilance ou les fonctions cognitives.




