Être dysgraphique

La dysgraphie est un trouble  durable  dans l’acquisition de l’écriture ou l’exécution de l’écriture.

Qu’est-ce que la dysgraphie ?

La dysgraphie est un trouble fonctionnel caractérisé par des difficultés dans l’apprentissage de l’écriture. Les enfants dysgraphiques ne parviennent pas à accélérer ou à perfectionner leurs gestes d’écriture, ce qui peut se manifester par des lettres mal formées et de tailles variables, une mauvaise gestion des espaces entre les mots, ou encore des phrases qui s’écartent des lignes d’écriture horizontales.

Des méthodes de dépistage et de rééducation existent grâce à des professionnels comme les orthophonistes.

Source : TSA sur Facebook

Importance de la dysgraphie en France

Généralement détectée vers l’âge de 7-8 ans, la dysgraphie affecterait entre 5 et 25 % de la population française, selon de récentes études.

Elle est souvent liée à une dyspraxie, c’est-à-dire un trouble moteur causant des difficultés à coordonner des gestes complexes, qui affecte écriture.

Comment se manifeste une dysgraphie (trouble de l’écriture) ?

La personne dysgraphique est incapable de se concentrer à la fois sur l’écoute, la compréhension des mots et le fait de tracer des lettres. Aussi, elle écrit lentement, et cela la fatigue. Son écriture est plus ou moins lisible, à cause d’une irrégularité :

  • dans la forme des lettres ;
  • au niveau des espaces (entre les lettres d’un même mot et/ou entre les mots).

L’enfant dysgraphique est également affecté par une capacité restreinte à dessiner ou à colorier.

Ces difficultés peuvent aller jusqu’à une agraphie (incapacité à écrire en raison de difficultés dans l’usage du crayon).

Prise en charge de la dysgraphie

Diminuer l’impact de la dysgraphie au quotidien

Une fois la dysgraphie identifiée formellement, on peut tout d’abord aider l’enfant en réduisant le recours à l’écriture : favoriser l’oral, donner des photocopies… Certains enfants verront également une amélioration grâce à une rééducation graphique (graphothérapeutes, psychomotriciens).

Toutefois, la dysgraphie est un trouble persistant empêchant l’automatisation de la tâche : écrire nécessitera toujours une attention importante, c’est pourquoi il est nécessaire de soulager ces élèves.

Des outils pour compenser les troubles liés à la dysgraphie

Des solutions existent pour accompagner leur scolarité grâce à la mise à disposition de matériel pédagogique adapté, ainsi qu’à des adaptations des cours et des examens.

Cela se concrétise :

  • d’une part par un tiers-temps pour les épreuves officielles ;
  • parfois par l’assistance d’un scripteur pour rédiger à la place de l’enfant.

Les établissements peuvent proposer des dispositifs spécifiques pendant la scolarité. Ceci dans le cadre d’un projet d’accueil individualisé (PAI) ou un projet personnalisé de scolarisation (PPS). D’autre part, un ordinateur équipé de logiciels adaptés constitue le matériel pédagogique adapté.

L’élève doit alors apprendre à l’utiliser efficacement, avec l’aide d’un ergothérapeute. Cela peut permettre de compenser une partie des troubles et donc de libérer de l’attention pour suivre le cours. A condition d’être autonome dans son utilisation. Pour notamment :

  • taper au clavier ;
  • se servir correctement des logiciels ;
  • enregistrer et organiser les documents (un dossier par matière, noms de fichiers…) ;
  • scanner des documents ou encore suivre ses devoirs.

Les demandes d’adaptation doivent être effectuées auprès de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées). Cette demande doit être formulée en collaboration avec l’infirmière ou le médecin scolaire.

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